ANTARCTIQUE#19

Stéphanie Gicquel repart en Antarctique pour un nouveau projet sportif engagé.
Son objectif : Courir un marathon en Antarctique, puis six autres marathons sur chaque continent autour du monde, en sept jours consécutifs, et améliorer la meilleure performance mondiale actuellement détenue par une athlète américaine.

#PERFORMANCE

La performance ne doit rien au hasard. Comme dans toute gestion de projet, atteindre un objectif élevé implique : préparation, adaptation, endurance.
  • La préparation physique (e.g. courir plusieurs centaines de km chaque semaine, renforcement musculaire), mentale (e.g. visualisation de la course et des difficultés) et logistique (e.g. stratégie de course, équipements, nutrition) – outre le montage de projets en amont avec les partenaires et les sponsors. Chaque détail compte.
  • L’adaptation, accepter de faire face à un obstacle et adapter le plan d’action ou s’adapter soi-même, pour être en capacité de rebondir vite, être agile, et continuer à aller de l’avant vers l’objectif.
  • L’endurance, pour tenir la distance. Dans un monde qui cultive l’instantané, cliquer d’un doigt ne suffira jamais pour atteindre un objectif élevé.
Record du monde: la meilleure performance mondiale est actuellement détenue par Rebecca Pizzi qui a couru chacun des 7 marathons en 7 jours consécutifs en 3h55 en moyenne (soit une distance totale de 295 kilomètres en 27 heures et 26 minutes).
Pour atteindre son objectif et améliorer cette marque mondiale, Stéphanie Gicquel s’appuie sur ses expériences de courses sur ultra-distance, d’une part, et en milieux extrêmes, d’autre part – notamment le marathon qu’elle a couru au pôle Nord géographique par -30 °C, la traversée à pied de l’Antarctique qu’elle a effectuée sur plus de 2.000 km en 74 jours par -50 °C, ou encore le Grand Raid du Morbihan dont elle vient de remporter l’édition 2018, caniculaire, en courant non-stop les 177 km en 23 heures et 46 minutes.
Dans le cadre de ce projet, elle travaille avec une équipe d’experts spécialisés – nutrition, épidémiologie du sport, kinésithérapie, ostéopathie, dermatologie – de façon à mesurer et mieux anticiper les impacts sur le corps humain d’une course d’endurance extrême dans un environnement complexe (e.g. variations climatiques, gestion du sommeil et de la récupération dans un temps très limité, de l’effort et de l’inconfort, alternance des courses le jour et la nuit).
Dans sa tentative d’améliorer le record du monde, elle sera stimulée par une quarantaine d’athlètes venus du monde entier pour participer à cette compétition internationale et tenter eux-aussi de repousser leurs limites sur chacun des sept marathons:
Jour 1 – Marathon en Antarctique
Jour 2 – Marathon en Afrique du Sud
Jour 3 – Marathon en Australie
Jour 4 – Marathon aux UAE
Jour 5 – Marathon au Portugal (ou Espagne)
Jour 6 – Marathon en Colombie (ou Chili)
Jour 7 – Marathon aux USA

#ANTARCTIQUE

Lors de sa dernière expédition en Antarctique, Stéphanie Gicquel a repoussé ses limites physiques et mentales, dans l’immensité et la confidence de l’Antarctique. Dans un décor grandiose qui rappelle chacun à sa propre finitude, pour mieux s’en extraire. Elle y a mis toutes ses forces pour ne peser en fin d’expédition que trente-neuf kilos. Elle ne connaissait pas encore les carences en zinc, en fer, en sélénium notamment, mesurées par la suite lors de son retour en France et qui auraient pu, entre autres choses, être fatales si l’Antarctique l’avait retenue quelques jours de plus. Elle a côtoyé les limites biologiques et physiologiques de l’homme en se confrontant à ce continent de manière aussi engagée. Elle a fait corps avec l’Antarctique, et de cette longue étreinte, empreinte d’humilité, elle en est sortie changée.
Elle a quitté le continent et laissé l’Antarctique s’éteindre dans la nuit polaire. Avec la promesse de revenir.
Cette expédition et les autres qu’elle a réalisées au pôle Nord et au pôle Sud, et plus généralement dans les régions polaires, l’ont rendu particulièrement sensible à l’immensité de ces régions et leur paradoxe – un sanctuaire où la nature révèle sa formidable puissance à ceux qui s’y aventurent et qui est pourtant si fragile. Elle partage cette sensibilité autour d’elle. Ses conférences ont été labellisées COP21 par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Elle est notamment intervenue au Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, lors de la COY11 à Villepinte, lors de la COP21 au Bourget, lors de la COP22 à Marrakech, au Forum Mondial Convergences, etc. Le fait que cette compétition internationale (compensée carbone) débute en Antarctique est un moyen pour elle de tenir sa promesse et de poursuivre son engagement.

#SOLIDARITE

Dans le cadre de ses expéditions et projets sportifs, Stéphanie Gicquel soutient l’Association Petits Princes qui réalise les rêves d’enfants gravement malades.
Depuis 1987, les bénévoles de l’Association Petits Princes organisent plusieurs rêves pour un même enfant autour de ses passions, en fonction de ses traitements et hospitalisations. En vivant ses passions et en réalisant ses rêves, l’enfant trouve une énergie supplémentaire pour se battre contre la maladie.
Parce que la maladie bouleverse tout l’univers familial, les parents et la fratrie vivent, dans la majorité des cas, les rêves aux côtés de l’enfant.
Aujourd’hui, un rêve devient réalité chaque jour. Depuis la création de l’Association Petits Princes,  près de 7.000 rêves ont ainsi déjà été réalisés ! Un enfant malade vole en montgolfière, un autre joue sur la scène d’un théâtre, un autre nage avec des dauphins, plusieurs ont rencontré leur idole – la liste est longue !


BIO EXPRESS – Stéphanie Gicquel fait partie de la poignée d’explorateurs à avoir foulé à la fois le pôle Nord et le pôle Sud géographiques. Sportive de l’extrême, elle pratique la course à pied sur ultra distance (150 à 200 km) et réalise des expéditions sportives engagées. Première française à avoir couru un marathon autour du pôle Nord par -30 °C, elle a aussi traversé l’Antarctique via le pôle Sud sur 2.045 kilomètres en 74 jours par -50 °C, la plus longue expédition à ski sans voile de traction réalisée par une femme en Antarctique (GUINNESS WORLD RECORDS).
Auteure des livres On naît tous aventurier (Ramsay Edigroup, mai 2018) et Expédition Across Antarctica (Vilo Edigroup, Préface Nicolas Vanier, Prix littéraire René Caillié 2016), elle intervient régulièrement en entreprise et dans les médias sur le changement, l’audace, l’adaptation, le dépassement de soi.
Elle a fondé une association afin de sensibiliser le public, et notamment les jeunes, à la beauté des régions polaires et à leur importance pour le climat mondial.